Inoplant, spécialiste des plants sains cultivés in vitro

La culture in vitro permet de conserver et multiplier rapidement un grand nombre de plants exempts de virus ou autres infections. Elle fait appel à des techniques modernes de cultures cellulaires.


Étape 1 : le prélèvement

Le choix de l’explant à prélever est particulièrement important. Pour chaque espèce, sont pris en compte : la technique de propagation envisagée, la date du prélèvement, l’âge du pied mère, la nature, la taille ainsi que la localisation de l’explant sur le pied mère.

Étape 2 : la mise en culture in vitro

Les explants, sont ensuite désinfectés, travaillés sous conditions aseptiques, puis placés sur un milieu de croissance stérile. Ce support comprend des aliments : macro-éléments (N, P, K, Ca, Mg, Mn…), des micro-éléments (Bo, Fe, Cu…), sucre, vitamines, régulateurs de croissance (essentiellement auxines et cytokinines dont l’équilibre détermine l’organogenèse) et une base d’agar qui solidifie le milieu de culture. La composition du milieu et son pH sont adaptés à l’espèce mise en culture. Chaque lot est identifié pour être tracé : identité du pied mère, date de mise en culture…
Inoplant, spécialiste des plants sains cultivés <i>in vitro</i>

Étape 3 : la multiplication

Un contrôle rigoureux de l’environnement est nécessaire à la bonne croissance des vitroplants en milieu artificiel. Les paramètres de l’hygrométrie, de la température et de la luminosité (tant en intensité qu’en durée jour/nuit) doivent être adaptés à chaque espèce travaillée. Chaque contenant (bocal, boîte ou tube) est étiqueté pour garantir la traçabilité.
Chambre de culture et Vitroplant de châtaignier
Chambre de culture et Vitroplant de châtaignier

Vitroplant de noisetier sur milieu ferrugineux
Vitroplant de noisetier sur milieu ferrugineux

Etape 4 : l’acclimatation

Passer les jeunes vitroplants des chambres de laboratoire climatisées en serres nécessite une étape intermédiaire de quelques semaines pendant laquelle la plante développe son système racinaire. Cette phase d’acclimatation se déroule dans des locaux spécifiques permettant un contrôle précis des conditions d’éclairage, de température et surtout d'humidité.
Acclimatation sous fog. Les racines n’étant pas assez développées pour alimenter la plante, un arrosage classique ne serait pas efficient ; seul un système de brumisation, fog, peut hydrater correctement le végétal.
Acclimatation sous fog. Les racines n’étant pas assez développées pour alimenter la plante, un arrosage classique ne serait pas efficient ; seul un système de brumisation, fog, peut hydrater correctement le végétal.

Fin d’acclimatation : le système racinaire de ce cassissier est désormais suffisamment développé
Fin d’acclimatation : le système racinaire de ce cassissier est désormais suffisamment développé
À ce stade, les plantules sont logées en plaques alvéolées. Les substrats utilisés sont désinfectés à la vapeur afin d’éliminer tout risque pathogène ; cette stérilisation crée un vide microbiologique favorable à une bonne installation de la biotisation : les micro-organismes non bienveillants sont remplacés par les micro-organismes bénéfiques au développement du plant. 

Etape 5 : l’élevage

Après acclimatation, les plants sont rempotés en godets et conduits sous serres d’élevage pendant quelques mois. Ils sont alimentés par fertirrigation et font toujours l’objet d’une surveillance quotidienne. À l’issue de cette période d’élevage, la plupart des plants sont commercialisés.

Pour certaines variétés, une partie est rempotée une seconde fois ; ces plants-là poursuivent leur croissance et constituent des pieds mères qui seront conservés quelques années. Un organisme agréé contrôle tous les ans nos productions pour en vérifier la qualité sanitaire. Le service de la protection des végétaux réalise un second contrôle documentaire, puis délivre à Inoplant un passeport phytosanitaire européen autorisant la diffusion de notre production.
Elevage de framboisier et Pieds mère de châtaignier
Elevage de framboisier et Pieds mère de châtaignier